Le “converti” Paul Claudel

Les guillemets qui entourent le mot "converti" ne seront pas du goût de tout le monde, on s'en doute. Tant est bien ancrée la légende créée par Claudel lui-même de cette illumination vécue, à Notre-Dame de Paris, pendant les vêpres du Noël 1886, derrière un pilier. Henri Guillemin n'hésite pourtant pas à remettre en cause le récit du grand poète catholique et à le suivre dans les méandres de ses relations avec Dieu et sa conscience. La réalité est plus complexe que celle que Claudel reconstruit avec une certaine complaisance.
Mais Guillemin "n'ignore pas la méfiance que doivent inspirer les transpositions littéraires et Mauriac, par exemple, ne nous a pas caché l'extrême distance qui sépare ce qu'il a raconté lui-même des commencements de sa vie et ce que furent, réellement, ces années lointaines. L'affabulation "pour l'effet" joue toujours un grand rôle dans les pseudo-confidences publiques."
Ce qui n'ôte rien à l'admiration que Guillemin peut avoir pour l'écrivain Claudel.

Pas de commentaire.

Ajouter un commentaire