Jean-Jacques Rousseau ou “la méprise extraordinaire”

Inédit en volume jusqu’à 2014, ce texte de 1937 a été établi et annoté par Patrick Berthier. Il a été publié à l’origine en trois articles dans la revue dominicaine La Vie intellectuelle. Premier travail d’importance de Guillemin sur Rousseau, cette étude peut se lire comme une ébauche des livres qui ont suivi, en 1942 (« Cette affaire infernale ») et 1943 (« Un homme, deux ombres »).
Il s’agit en effet déjà d’y passer au crible les idées répandues alors sur l’écrivain et sur l’homme, de montrer en lui un chrétien, certes non orthodoxe mais sincère, et d’expliquer par la réalité gênante de sa foi la volonté des philosophes de le mettre à l’écart. Dès ces pages où sa manière personnelle est déjà si sensible, Guillemin affirme que « si Rousseau a été détraqué, c’est parce qu’il a été traqué », ce que pensait aussi Robespierre, qu’il a tant influencé ; mais Guillemin dit aussi comment, par-delà les calomnies, le Rousseau des années ultimes a connu la paix intérieure.

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