Hugo et la sexualité

Hugo a voulu que tout ce qui était sorti de sa plume parvînt à la postérité, tout jusqu’à ses papiers intimes. Aussi Guillemin n’a-t-il eu qu’à puiser dans le fonds Hugo de la BnF pour bâtir l’essentiel de ce court essai dont, en 1954, les prudes et/ou les hypocrites se scandalisèrent. Il voulait pourtant seulement comprendre comment cet homme au comportement charnel ardent, voire obsessionnel, avait pu créer dans ses œuvres autant de héros totalement chastes ; Guillemin n’a fait que remplacer les propos à voix basse par les réalités, sans juger, et dans le droit fil de sa conviction, héritée de Sainte-Beuve, qu’on ne commence à entrevoir la réalité d’un homme que si on sait quelle a été son attitude à l’égard de Dieu, du sexe et de l’argent.

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